Recueil


Titre latin
Alphabetum catholicum
Centum meditationum passionis Domini nostri Jhesu Christi
De planctu Mariae
De anima salvata que per Philomenam intelligitur
Liber Compendii theologiae Thomae de Aquino (incomplet)
Soliloquium de Instructione animae
Doctrina de informatione noviciorum
Dionisius ad Diniofilium

Volume de 195 feuillets de papier, inscrits à longues lignes sur 28 à 32 lignes suivant les vergeures, l'écriture est une cursive régulière, possiblement d'une seule main. On trouve un colophon à la fin de la prmeière pièce : « Iste liber fuit scriptus anno domini 1373, 13 die mensis Januarii et scripsit Johannes Broustin alias Walekin. »

CONTENU
Il s'agit d'un recueil de textes de mystique. dont plusieurs se retrouvent dans manuscrit le http://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/idurl/1/18194"target=_blank">292. Chaque texte ou presque est clôture par un petit quatrain versifié.

f. 144 : Oracio Pagentibus...
f. 146 : Respice pendentem...
f. 176 : « Aspice plasma meum qui transis ante sepulcrumquo triduo iacui cum per te passus obiuiquid pro me Pater vel que mihi grata rependisSum Deus, es puluis, sed regnas si mihi seruissic dominus seruum, sic Christus ouile redemitsic penam penis, sic mortem morte peremit».


_1° f. 127-123v : Arnaud de Villeneuve, Alphabetum catholicum
Arnaud de Villeneuve est issu d'une famille originaire de Villeneuve-en-Provence, probablement d'origine juive, il se converti et s’installe en Catalogne. Il y apprend l'arabe et s'initie à la culture mozarabe (médecine et théologie). Il part étudier la médecine à Naples et Montpellier et devient ensuite médecin de Pierre d'Aragon à Barcelone en 1281. Il enseigne la médecine à Montpellier de 1289 à 1299 et s'intéresse de plus en plus à la théologie, notamment au contact du franciscains Pierre Jean Olivi (1248-1296), et subi l'influence de la mystique de Joachim de Flore et de la cabale. envoyé en ambassade à Paris en 1299, il y expose ses idées qui choquent l'Université, dont les théologiens l'obligent à se rétracter devant l'évêque. Outré, il en appelle au Pape, qui lui permet de faire une rétractation plus mitigée, mais l'enjoint à ne plus s'occuper de théologie et à rejoindre son service en tant que médecin pontifical. Il conserve cette charge sous les deux papes suivants. en 1302-1303, il subit, cette fois, les assauts théologiques des dominicains, qui déclenchent une polémique autour de ses écrits apocalyptiques. Il finit par se retirer à Saint-Victor de Marseille en 1306, où il compose son commentaire exégético-prophétique sur l’Apocalypse selon Jean, et intensifie ses relations avec les mouvements spirituels laïcs du bassin méditerranéens, dont il est une figure clé.

_2° f. 124-127 : Inc.:Salutem mentis et corporis donet nobis... Exp.:...collaudent et exorent pro bona morte, peccatorum plena remissione et eter-na salute. Amen.

_3° f. 127r-134v. Inc.: Es tu fidelis? Sum, domine. Quare dicis te esse fide-lem... Exp.:...quod illa .X.precepta reducuntur finaliter ad hec duo mandata.[Arnaldi de VILLANOVA, Extractum ex Collocutione didascalica.., quae in hocvolumine Didascalon de fide catholicaintitulatur].

_2° f. 135-144 : Henri Suso, Centum meditationum passionis Domini nostri Jhesu Christi.
Henri Suso (latinisation "de Seuse"), surnommé Amandus d'Ulm, est un dominicain allemand, disciple de Maître Eckhart (c.1260 — c.1328). Après ses études à Cologne, il reviens enseigner dans son couvent de Constance, et reprend les doctrine de son maître en les conformant à l'orthodoxie catholique, mais, malgré cette précaution, il est enjoint d'abandonner sa chaire de lecteur. Il entame alors une vie de prêcheur itinérant, parcourant la vallée du Rhin pour enseigner sa mystique. Son Horologium sapientie ou Horloge de sagesse, composé vers 1339, est un condensé de son enseignement, où il insiste sur la dévotion à la Passion du Christ, et la nécessité de s’abandonner complètement à la volonté divine. C'est un annonceur de la Devotio Moderna, et son livre, traduit dans toutes les langues d'Europe (en français par Jean de Souabe : l'Horloge de sapience), est l'un des plus répandus à la fin du Moyen Âge.

_3° f. 145-150 : Visio beati Bernardi de B. Virgine conquerente de Christi passione. Il s'agit du De planctu Mariae (la Complainte de la Vierge Marie), d'Ogier de Locedio.

_4° f. 150-155v : De anima salvata que per Philomenam intelligitur. Il s'agit du poème intitulé Philomena praevia, et attribué à tort à John of Howden, Bonaventure de Bagnorea ou encore John Peckham. Il a été traduit en moyen français en plusieurs version, intitulées : Le Rossignolet.

_5°f. 156 : Sorte de litanie Dhiex hauribilis...

_6° f. 157-175v : Liber Compendii theologiae Thomae de Aquino. Il s'agit uniquement de la partie qui traite du Purgatoire. Rédigé de 1260 à 1272, cette petite somme de théologie est une œuvre de maturité de Thomas d'Aquin. Elle reste inachevée, suite à une extase mystique qui lui fit cesser tout travail d'écriture. Mais cette œuvre contient la pensée de saint Thomas sur l’eschatologie qui n’est pas profondément différente de celle qui transparaît dans son Commentaire des Sentences, au début de son enseignement

_7° f. 176v-194. : Soliloquium de Instructione animae, d'Adam de Drysburg, dit Adam Scott ou Adam le Chartreux, souvent attribués à trot à Adam de Saint-Victor. Son Soliloquium est son œuvre la plus importante, ils furent publiés pour la première fois par Pez en 1721. C'est un un monologue de l'âme, entremêlé de passages où elle s'adresse directement à Dieu.

_8° f. 194-194v : Début du traité d'éducation des novices du dominicain anglais Robert Kilwardby, logicien, qui fut cardinal et archevêque de Canterbury.

_9° f. 195-195bis : "Denys à Demophilus", Court passage du chapitre 15 de la Vie de Denis l'Areopagite par Hilduin de Saint-Denis (PP, v. 106, p. 35) correspondant à la lettre de Denys au moine Demophilus.

DÉCOR
C'est un volume très sobre, simplement agrémenté de quelques lettres filigranées dans les premiers feuillets, puis rubriques et de lettres rehaussées. La seconde pièce alternes lettres capitales rouges et bleues jusqu'au feuillet 176

RELIURE
Refaite au XVIIIe siècle : basane brune, palettes dorées en tête, en queue et sur les nerfs, caissons fleuronnés,

PROVENANCE : ex-libris de Saint-Bertin.

BIBLIOGRAPHIE
_Josep Perarnau Espelt, “Noves dades sobre manuscrits ‘espirituals’ d'Arnau de Vilanova,” Arxiu de textos catalans antics 27 (2008) 351-424
_Gilbert Théry, "Le texte intégral de la traduction du Pseudo-Denis par Hilduin", RHE 21(1925) 33-50, 197-214.
_Altprovenzalische Marienklage des XIII. Jahrhunderts, nach allen bekannten Handschriften hrsg. von W. Mushacke, Halle/S. 1890 (Romanische Bibliothek 3), 41–50·
_Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), «Notice de Saint-Omer, Bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer, 361», dans Stutzmann Dominique (dir.), Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle, 2016. Consultation du 22/10/2019.

Auteur
Arnaud de Villeneuve (1240-1311)
Ogier de Locedio (1140-1214)
Thomas d'Aquin (1225-1274)
Adam de Dryburgh ( v. 1140 – v. 1212)
Robert Kilwardby (1215?-1279)
Hilduin de Saint-Denis (v. 775-85 - 840)
Contributeur
Jean Broustin dit Walekin, copiste (13..-13..)
Cote / N° Inv.
Ms. 361
Provenance
Abbaye de Saint-Bertin (Saint-Omer)
Cote ancienne
346 (Saint-Bertin)
Période
14e siècle
Date de fin
13 janvier 1373
Type
Manuscrit
Type de document
Manuscrit
Collection
Manuscrits
Manuscrits > Abbaye de Saint-Bertin (Saint-Omer)
Lieu de conservation
Bibliothèque de l’Agglomération du Pays de Saint-Omer
Droits
Numérisé par l’IRHT et financé par l’Équipex BIBLISSIMA - observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance

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