Vervinum


Titre long
Vervinum ad illustrissimum virum ac ornatissimum hominem domini Georgium ab Austria

Il s'agit d'une petite publication de 7 + 16 Pages imprimées en format in octavo à Douai, dans l’officine de Jean Bogard.

CONTENU
Le poème en question ici est un texte sur la paix de Vervin, qui fut conclue entre la France et l'Espagne le 2 mai 1598, année de la publication du poème. Cette paix confirme la teneur du traité du Cateau-Cambrésis, signé 39 ans plus tôt. Le roi d'Espagne Philippe II avait profité des guerres de religion qui agitaient la France pour intervenir au nord des Pyrénées, et réclamer le trône de France pour sa fille. Henri IV ayant rétabli la paix civile, les Espagnols perdent leurs soutiens et se retirent de la scène française. Par le traité de Vervins, le roi d'Espagne renonce à ses prétentions sur le trône de France.

L'AUTEUR
Il s'agit d'un poème de Simon Ogier, un humaniste et écrivain d'origine audomaroise, qui n'a malheureusement suscité beaucoup d’intérêt de la part de l'historiographie récente, mais dont on connait plusieurs notices biographiques anciennes, rassemblée ci-dessous.

L'un des premiers autres anciens à lui consacrer un notice biographique est Ferry de Locres, dans son Chronicon Belgicum (Arras, 1616), tome III, p. 695

"Simon Ogerius, Audomarensis, edidit varia Carmina: Item Homeoteleuta: Rythmos Latinos Cantilenas"

François Sweerus a également publié une notice sur Ogier dans ses Athenae belgicæ(Anvers, 1628), p. 67, qui ne nous en apprend pas beaucoup plus mais liste 11 de ses œuvres.


Valère André lui consacre aussi quelques lignes dans sa Bibliotheca belgica en 1623, qui sera repris dans la
Bibliotheca Belgicæ, II, p. 1101, de Foppens : "Audomarus, J. U. Doctor, virtute & eruditione nobilis, varia Iufit vario metri genere, Duaci ferè Bogardi & Bofcardi typis evulgata, 1588. 1589. & 1592. 8. & 4. ut sunt, Odarum libri IpI. Sylvarum libri XII, Lutetia. Cantilenæ piæ pudicæ.
Periftera. Melon libri III. Threnodiae. Cameracum. Artesia. Tibullus, Nicoleocrene. Charifteria Albertus & Isabella. Epita (phia. Encomiorum libri II. Symmictôn lib. I. Elegiarum Chrislianarum libri III. Galatea. Calliopesachea. Paræneses. Caletum. Bruga. Alpes , &c. Meditabatur opus ingens, Iliadis instar, de rebus à Flandriæ Comitibus præclarè gestis, cui titulus Florias ; quod videre non contigit."

Cette notice est traduite en français, dans les "Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix-sept, de la Principauté de Liège, et de quelques contrées voisines" (Louvain, 1763, Volume 2, p. 413-415), de Paquot : "Docteur en l'un & l'autre droit, natif de s. Omer, s’appliqua sur-tout à la poésie de latine, comme on en peut juger par les pièces qui nous restent de lui. Il les fit paraître vers la fin du XVI. Siècle. Les titres, dont quelques uns sont assez bizarres, font juger que l'auteur savait le grec. [liste des éditions connues]]. Ogier avait encore entrepris un poème épique, aussi long que l'Iliade, sur les exploits des Comtes de Flandre, & lui avait donné, je ne sais par quelle raison, le titre de Florias. On ne croit pas qu'il l'ait achevé." Il ajoute trois sources mais en précisant que ces auteurs ne disent rien d'exacte.

Elle est également traduite en flamand dans la Biographisch woordenboek der Nederlanden, Deel 14(1867), p. 54-55, d'A.J. van der Aa.

Jacob Hendrik Hoeufft lui consacre deux lignes dans son Parnasus Latino-Belgicus: sive plerique e poëtis Belgii Latinis epigrammate atque adnotatione illustrati(Amsterdam et Breda, 1819), p. 78.


Hector Pier lui consacre une notice plus conséquente, mais aussi plus lyrique qu'instructive dans sa Biographie de la Ville de Saint-Omer, en 1835 p. 60-67 :
"Dans le 16.e siècle, la poésie latine était cultivée avec succès dans la ville de Saint-Omer ; jusqu'à cette époque, l'abbaye de Saint-Bertin seule avait eu en quelque sorte le privilège flatteur de fournir des chroniqueurs au monde savant ; mais la cité s’ornait insensiblement de communautés et de fondations nouvelles, le goût des sciences et des lettres s’y trouvait également encouragé, et une noble émulation ne devait point tarder à se révéler parmi ce peuple de cénobites de différents ordres. Saint-Omer avait su maintenir d’ailleurs la réputation de bonnes études dont il jouissait avec éclat au temps de l’illustre Alcuin ; on n’a qu’à dérouler les annales de ses nombreux couvents et l’on pourra se convaincre que son histoire littéraire, entravée par les guerres qui se succédaient continuellement sous la Maison de Bourgogne, commence à prendre un essor infiniment plus étendu sous la domination espagnole, surtout après le renversement des trois importantes forteresses, Saint-Pol, Thérouanne et Hesdin, dont les garnisons aventureuses compromettaient sans cesse son repos et ses intérêts. Prenez patience, le siècle ne s’écoulera point sans que les sociétés des jésuites wallons et anglais ne produisent à leur tour des sujets éminents à la province attentive ; des évêques éclairés dirigeront les esprits vers d’utiles et sociales méditations ; de sages directeurs entretiendront l’habitude salutaire du travail dans l’enceinte solitaire des cloîtres, et le Biographe joyeux pourra offrir au respect de la postérité: plus d’un nom recommandable jusques au retour de sa patrie à la monarchie française. Après donc une longue application aux investigations historiques, une vive propension se déclara momentanément pour la versification latine, et du fond des Cellules, elle échauffa même quelques paisibles bourgeois. Il faut observer cependant qu’à la fin du 12.e siècle, Pierre Pictor, chanoine de la cathédrale de Saint-Omer, s’était déjà essayé avec succès dans ce genre agréable. [Versus de sacramsnto altaris.]
Simon Ogier naquit à Saint-Omer, le 3 mai 1049, sur la paroisse de Saint-Sépulcre. Il était fils d’Allard Ogier, argentier ou receveur de la cité, et de Casine Harlevoix. Où fit-il ses premières études ? probablement à Saint-Omer. Au mois de juillet 1074 il partit pour l’Italie, où il demeura dix ans, tant à Rome qu’à Venise et à Vérone. Accueilli et protégé par les familles puissantes et amies des muses des cardinaux Nicolas Gaétan et Augustin Valérius, il s’y livra avec ardeur à l’examen approfondi des chefs-d’œuvre de la langue latine et reparut, transporté d’admiration pour Virgile et Horace, pour Tibulle et Cicéron. Il se rendit alors dans le Brabant et la Flandre ; là, il apprit l’allemand et les mathématiques et obtint le grade de docteur en droit civil et en droit canon. Revenu à Saint-Omer, il s’adonna entièrement à sa passion dominante pour l’art divin qui avait immortalisé ses auteurs favoris, et la science aride et grave de la jurisprudence que par état peut-être, il lui était interdit de négliger, ne put en aucune manière le détourner de ce doux penchant. Le public ne tarda pas à profiter de ses aimables productions. L’imprimerie n’étant, pas encore établie en cette ville, ce fut à Douai chez Bogard et Boscard, et à Arras chez Guillaume Rivière, que Simon Ogier fit imprimer tous ses ouvrages, depuis 1588 jusqu’en 1608, dans l’ordre suivant :
Irene et Ares (La paix et la guerre). — Ombrontherinon, libri III (Les pluies d'été). — Odarum, libri III. — Sylvarum. libri XII. Duaci 1588. — Elegiarum christianarum, libri III. — Galatea. — Calliopesachea. — Thenodion. — Eeldora. Parœneses. Rigiaci Atrebatium. 1594—96. — Caletum. — Bruga. — Alpes. — Lutetia — Eutihon, libri III (souhaites).— Peristera (la colombe). — Melon, libri III. – Cameracum — Artesia. — Tibullus — Nicoleocrene. — Epitaphia. Duaci 1597. — Charisteria — Albertus et Isabella. Duaci 1600 — Symmicton, liber I. — Encomorium, libri III. Duaci 1597-1601. — Symbola. — Etymologiœ — Dorica castra. Duaci 1l01. — Vervinum. Duaci 1608.
Ces différentes publications comprennent une période de vingt années. Les unes sont dignes de fixer l’attention des amateurs classiques qui daignent trouver encore quelques charmes à la poésie latine, les autres respirent profondément le caractère religieux et le dévouement au pays natal. Elles furent très en vogue parmi les contemporains de l’auteur ; les Audomarois en parleront constamment avec satisfaction, car « le souvenir des actions de valeur ne dure qu’un temps, celui des écrits pour la patrie est éternel. »
Plusieurs odes et silves, d'une délicatesse exquise, exhalent un parfum champêtre. C'est ad nymphas Audomarenas, c'est ad Aam, qu’il s’adresse sur un ton pathétique, pour que son retour d’Italie soit favorable, pour que les rives chéries du fleuve paternel n’offrent à ses yeux attendris que des images pacifiques et riantes. C’est Tibur, c'est le Soracte, c’est l’Eridan qu’il chante, conjointement avec notre délicieux Blendecques, où il voudrait finir ses jours, la romantique vallée de l’Aa, la voluptueuse garenne d’Arques, Faîtière colline de Watten, Saint-Martin-au-Laërt, tendre séjour des rossignols, les canaux innombrables, les riches pâturages et l’antique forêt de Clairmarais, le tempé de la contrée. Ses épitres ad Artesiam, ad Audomaropolim, ad Aam fluvium, sont de petits poèmes tout empreints du génie pastoral. Il s’extasie sur l’incomparable archipélage des îles flottantes et sur les cygnes qui promènent fièrement leurs grâces autour de nos fortifications.
Ses prières, ses élégies sont infiniment touchantes ; toujours il a soin d’attribuer à la Providence les circonstances heureuses de sa vie ; toujours il invoque saint Omer et saint Berlin comme ses anges gardiens, comme ses plus fidèles protecteurs; sa vertu a pu prévaloir contre les délices de Capoue, c’est au chaste fondateur de sa cité bienaimée qu’il en témoigne sa vive reconnaissance ; sa femme et ses enfants échappent à une peste cruelle à Douai, c’est à saint Amé et à saint Morant, patrons de cette ville, qu’il offre ses affectueux remerciements ; il tombe avec une partie de sa famille au milieu d’une bande d’affreux brigands, dans une promenade récréative à Clairmarais, le site enchanté de sa prédilection, une main invisible le tire de cette rencontre dangereuse ; c’est celle qui donna son nom à cette belle tour qui plane encore majestueusement sur tous nos environs, imposante et magnifique sentinelle qui a survécu à nos calamités diverses et que nos derniers neveux verront encore debout !
Le Dorica castra a été composé spécialement en l’honneur de Virgile et de Cicéron ; le Tibullus, par sympathie pour l’amant de Délie ; ses symboles reproduisent une multitude de souvenirs moraux de l’antiquité et rappellent avec agrément l’Iliade et l’Enéide, les monuments et le beau ciel de l’Italie. On y rencontre, il faut en convenir, ainsi que dans ses éloges et ses panégyriques, un mélange par fois bizarre de héros grecs et romains et de notables artésiens ; mais les amusements littéraires du poète audomarois n’occupaient qu’une place secondaire dans sa généreuse pensée ; avant tout, il voulut consacrer la mémoire de ses estimables amis, de ses supérieurs renommés, de sa famille adorée ; ce soin scrupuleux et réitéré forme même le cachet de son talent et caractérise son existence. Quant à ses illustrations guerrières, il n’était que l’éloquent écho de l’assentiment unanime de ses compatriotes ; le cardinal Albert et Isabelle, Alexandre Farnèse et le seigneur de Noircarme, le comte d’Egmont et Valentin de Pardieu, Bugnicourt, le destructeur de Thérouanne, c’étaient certes des personnages dignes encore d’un sourire flatteur de l’histoire !
Ce n’était pas seulement avec la plume que Simon Ogier se plaisait à prouver son attachement à la ville qui l’avait tu naitre ; lors de la tentative nocturne du 24 novembre 1094, il fut un des bourgeois les plus déterminés à faire échouer cette attaque et à repousser les Français; il se battit alors en véritable brave, et sans espoir de récompense, selon sa loyale expression. Il a décrit avec énergie et sensibilité dans son Artesia les nombreux désastres que notre malheureux pays eut à supporter pendant cette période belligérante ; aussi avec quels transports de joie célébra-t-il la paix de Vervins ! Il n’aime pas à la vérité le vaillant Béarnais ; violent ennemi de Calvin et de ses sectateurs, il partageait les préventions injustes de son temps contre notre premier roi Bourbon.
« L’honneur des trépassés, c'est la louange. » Telle est l’épigraphe de son livre des Epitaphes. Toute sa famille, qu’il avait placée sous l’influence tutélaire de la sainte Vierge, avait été inhumée dans l’église de Saint-Sépulcre, alors « fort ornée et honorée, » dit-il. Ce temple n’en devint que plus respectable à ses veux, et il n’oublia dans ce pieux opuscule aucun de ses parents et bienfaiteurs. Au reste, c’est un devoir à l’écrivain « de rappeler avec reconnaissance les noms de ceux qui ont bien voulu nous secourir pendant le pèlerinage delà vie, soit dans notre enfance, soit dans notre vieillesse ». Qui oserait blâmer de tels sentiments ?
La lecture de ses étymologies doit paraître très-piquante à un antiquaire. Ce sont de courtes histoires pleines d’érudition sur la plupart des communes qui nous avoisinent et sur quelques villes de la Flandre avec lesquelles nous avons encore des rapports habituels ; ce traité renferme sans contredit des documents très-curieux sur notre histoire locale. Antiquaires de la Morinie, nous nous efforçons avec raison de rallumer dans le cœur de nos contemporains le noble goût de l’amour de la contrée originaire et des choses intimes du lieu sacré, tombe de nos aïeux et berceau de notre enfance ; mais que nous sommes loin d’approcher encore du dévouement sans bornes et du zèle à toute épreuve que manifestait sans cesse cet auteur pour la prospérité et l’instruction de sa chère ville de Saint-Omer. C’était une honte, selon lui, d'ignorer les particularités toujours intéressantes des annales de son pays et de leur préférer la connaissance des régions étrangères. En effet, que de Grecs et de Romains ne distinguons-nous pas au milieu de Français qui ne le sont encore que de nom ! Combien continuent à négliger d’apprendre les notions les plus indispensables sur nos monuments, nos institutions, le fleuve de la cité, les bois et les collines qui avaient tant d’attraits dans leurs jeunes années ! Ce n’est pas Malbrancq qui, le premier, a gratifié avec partialité sa patrie du portus Itius ; déjà Simon Ogier avait adopté opiniâtrement cette opinion. II se fâchait sérieusement de ce qu’on avait pu l’attribuer à Calais ou à Boulogne ; c’est à Sithieu et non ailleurs, parmi les belliqueux extremi hominum Morini, que César s’est embarqué pour la conquête d’un nouveau monde. Il indique les antiquités marines récemment découvertes et pousse même l’affectation jusqu’à dater ses lettres et plusieurs de ses pages de ce lieu fameux, dont il semble vouloir fixer irrévocablement la position. Dans le résumé que nous avons fait de cette interminable contestation, nous avons déclaré que l'histoire avait fini en quelque sorte par déterminer l’emplacement de ce port célèbre à Wissant, d'après la dissertation approfondie de Henry ; M.r J. A. G. Boucher, d’Abbeville, tout en rendant justice à ce travail et aux recherches du savant Boulonnais, regarde cependant comme un fait avéré que Boulogne est le portus Itius. Plusieurs Anglais très-instruits qui ont visité la bibliothèque de Saint-Omer partagent entièrement ce sentiment.
Simon Ogier entreprit des investigations historiques à Cambrai, à Valenciennes, à Douai, à Arras, à Aire et dans toute l’ancienne Morinie. Les événements majeurs de la fin du 16e siècle sont presque tous consignés dans ses écrits. Intime ami de Jean Hendricq, il visita avec ce bon et naïf chroniqueur, Calais et Ardres, après la prise de ces villes par le cardinal Albert, en 1096. Il fit paraître même, à cette occasion, une élégie sur la patrie d’Eustache de Saint-Pierre.
La narration de son voyage pittoresque de Saint-Omer à Bruges est réellement amusante et en rappelle plusieurs du même genre, surtout celui de Calais à Saint-Omer, par le spirituel Debacq, l’émule de Dezoteux : l’itinéraire de Saint-Omer à Bruges avec retour par une voie différente est rimé d’une manière minutieuse, mais fleurie ; il se termine à la maison de l’auteur: Leblancq ram maison paternelle en la Terme-rue.
Simon Ogier est le premier Audomarois qui ait livré ses œuvres, à l’impression ; il s’étonnait de la pénurie des écrivains dans une ville dont les souvenirs antiques et honorables offrent tant d’aliments à l’imagination du poète et de documents variés aux recherches de l’érudit !
Il voyait avec amertume ses concitoyens privés de ce genre de célébrité, et il exhortait vivement le magistrat à faire cesser cette lacune humiliante en prêtant un appui efficace aux amis des sciences et des lettres ; « favorisez donc les Muses », s’écriait-il avec enthousiasme, « et montrez envers ces généreuses immortelles des disposition vraiment libérales ! Du sein de votre commune, il s’élèvera peut-être aussi quelque plume qui coopérera à la tirer d’un injuste oubli ! » Il pressentait déjà celle de Malbrancq. Que de fois depuis lors, ce cri d’inappréciable encouragement n’a-t-il pas retenti dans nos murs : les notables du 19e siècle sont-ils enfin en voie de progrès sur ceux du 16e ?
Les n°s 2597 et 2621 de la bibliothèque de Saint-Omer contiennent presque toutes les œuvres de l’auteur.
L’honnête Simon Ogier aimait passionnément sa femme et ses enfants ; sa piété, comme on l’a vu, brillait en toutes circonstances ; sa ville natale et ses jolis alentours faisaient ses délices ordinaires ; il déclamait à toute outrance contre les hérétiques et ne trouvait la liberté que dans la vertu ; il connaissait scrupuleusement les diverses antiquités de son canton et savait déchiffrer les épitaphes les plus embrouillées de nos églises. Il s’occupait habituellement, sur des rythme différents, d’un Artois poétique, parlant de lui-même avec indifférence et modestie, exaltant les merveilles de la nature, vantant le bonheur de la vie privée et s’abandonnant volontiers à chanter aux délicieux repas des noces. Il avait pris pour devise : "solor olor" C’était 1e type parfait du bourgeois de Saint-Omer dans l’ancien régime ; notre bourgeois moderne a-t-il gagné au change ?
Simon Ogier se préparait à donner au publie un ouvrage qui aurait sans doute augmenté considérablement sa réputation littéraire. Il méditait une vaste composition sur le modèle de l’Iliade qu’il devait intituler Florias, et dont les éléments devaient être puisés dans les faits et gestes des comtes de Flandre. La mort le surprit dans ce courageux projet. Le lieu et la date de son décès ne sont pas connus.
Moréri a fait l’éloge de Simon Ogier."

A la suite de Piers, plusieurs autres Antiquaires de la Morinie ont produit des études plus ou moins importantes sur cet auteur local :
Aimé Courtois, un avocat audomarois, a publié plusiuers petites études sur le sujet :
_M. Courtois, "Biographie poétique de Simon Ogier d’après lui-même", Mémoires de la Société des Antiquaires de la Morinie, no 10 du 01/06/1858,- P 143 à 183.
_A. Courtois, "Voyage de Saint-Omer à Bruges à la fin du XVIe siècle par Simon Ogier", Bulletin de la Société des Antiquaires de la Morinie, no 1 du 01/06/1852,- P 235 à 251, du même, dans le même numéro, " Notes et traduction d'une ode latine de Simon Ogier", P 123 à 130, du même, dans le même numéro,"Catalogue des ouvrages publiés par Simon Ogier", P 185 à 197.
On doit à Justin de Pas un petit article intitulé : "Simon Ogier et l'échevinage de Saint-Omer en 1601", Bulletin de la Société Académique des Antiquaires de la Morinie (14 du 31/12/1929), pages 587-588.
Et à Oscar Bled, un autre, plus long "Un dernier mot sur Simon Ogier", Bulletin de la Société Académique des Antiquaires de la Morinie (7 du 31/12/1886), pages 437 à 464.

Mais les sources biographies les plus complète actuellement sont :
_La monographie que lui consacre un aggrégé de lettres audomarois, E.M.D. Robineau, Simon Ogier, Saint-Omer, Fleury-Lemaire, 1879).
Et les deux études d'Alphonse Roersch dans la Biographie Nationale Belge, 13, 1901, col. 98-107 ; et dans L'humanisme belge à l'époque de la renaissance : études et portraits, 1910, p.149-163.

PROVENANCE
La Bibliothèque en possède deux exemplaires du Vervinum, tous les deux insérés dans des recueils des œuvres de Simon Ogier, inv. 2597, qui provient du Séminaire épiscopal, et le n° 2621, qui porte encore une ancienne cote de Saint-Bertin.

RELIURES
- Le 2597 : reliure à la hollandaise, traces de lacets, tranches bleues .
- Le 2621 : reliure XIXe veau brun, décor à froid d'encadrement de doubles filets et de doubles filets dessinant des losanges sur les plats, roulettes à froid sur les coupes et les chasses, tranches bleues, dos à 4 nerfs, hachures à froid sur les coiffes et les nerfs, caissons fleuronnés à froid.

BIBLIOGRAPHIE
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Auteur
Simon Ogier (1549-16..)
Editeur
Jean Bogard (15..-1616)
Cote / N° Inv.
2597-3
Provenance
Séminaire épiscopal (Saint-Omer)
Abbaye de Saint-Bertin (Saint-Omer)
Cote ancienne
203 (Séminaire épiscopal ?)
Période
17e siècle
Type de document
Imprimé ancien
Collection
Imprimés anciens > Livres après 1500
Lieu de conservation
Bibliothèque de l'Agglomération du Pays de Saint-Omer
Droits
domaine public

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