Franciscasmata


Titre latin
Franciscasmata. Ad Franciscum Moschum poetam, oratrorem, pholosophum, ac theologum ingenio, doctrina, suavitate, ac subtilitate, necnon candore, & humanitate, ac iustitia, vitaeque innocentia & integritate insignem atque illustrem, Armenteriae armentis & divitiis inclyte pastorem vigilantissimum ac diligentissimum, summisque honoribus dignissimum
Date de parution
1602
Dates du document
1602

Il s'agit d'un petit in-octavo de 38 pages de papier.

CONTENU
C'est probablement de dernier opus du Cygne de Saint-Omer, puisque ce dernier meurt en 1602.
Il rassemble vingt et un « asmata » (poèmes en grec), dédiés à des personnages contemporains : évêques, mayeurs, médecins, conseillers, avocats, négociants, etc.
Simon Ogier dédie ce recueil au curé d'Armentières, son ami François Moschus, et le lui fait adresser par son fils, François Ogier, qui ne peut vraisemblablement être l'auteur des textes comme l'indique la page de titre, puisqu'en 1602, il n'avait que 7 ans... On comprend alors le caractère ironique de ce petit recueil, dont nombre de flatteries sont à prendre au second degrés, et viennent en réalité souligner la bassesse des faiblesses humaines, comme le souligne Alphonse Roersch. Le censeur de la Cathédrale, Pierre de la Croix, docteur en théologie, qui s'est chargé de vérifier l'orthodoxie de l'ouvrage n'en a pas moins signalé que "In his carminibus nihil est quod pium lectorem offendere possit" !
Parmi les "honorés", on trouve notamment : l'évêque de Tournai Michel d'Esne (15..-1614), l'abbé de Saint-Vaast Philippe de Caverel (1555-1636), le mayeur de Saint-Omer Eustache de la Viesville, la chanoine audomarois François Lucque, pour ne citer que les premiers.
Notons la présence de poèmes dédiés à plusieurs personnages nationaux : le n° 19 dédié au roi François Ier, le n° 20, dédié à Ronsard lui-même !


image tirée de : Guillaume Gazet, Tableaux sacrez de la Gaule Belgique, Arras, de l'imprimerie de Guillaume de la Rivière, 1610, p. 119

François Moschus (Mousquet ou Mouske) est né à Nivelles au milieu du XVIe siècle, étudia le latin et le grec, puis entra dans les ordres. Il obtient d'abord une licence de droit, puis étudie la médecine. Il devient ensuite chanoine de la Cathédrale d'Alrecht, dont il devient le Doyen en 1590. Vers 1596, il se voit confier la cure d'Armentières qu'il assure jusqu'à sa mort en 1613, et reçoit également une prébende du chapitre de Seclin.

RELIURE
reliure à la hollandaise, traces de lacets, tranches bleues.

PROVENANCE
"Docteur F. DARRAS Saint-Omer" gaufré sur la page de titre de la première pièce ; "DON DU Dr DARRAS" estampé à l'encre sur la page de titre de chaque pièce titre, inscrit à l'inventaire le 15 déc. 1937

BIBLIOGRAPHIE
_Robineau, Simon Ogier, Saint-Omer, Fleury-Lemaire, 1879.
_Alphonse Roersch, Biographie Nationale Belge, 13, 1901, col. 98-107.
_Alphonse Roersch, L'humanisme belge à l'époque de la renaissance : études et portraits, 1910, p.149-163.
_Aline Smeesters, Aux rives de la lumière: la poésie de la naissance chez les auteurs néo-latins des anciens Pays-Bas entre la fin du XVe siècle et le milieu du XVIIe siècle, Leuven University Press, 2011, p. 550-556.
_A.J. van der Aa, Biographisch woordenboek der Nederlanden. Deel 12. Tweede stuk, Haarlem, Brederode, 1869, p. 1072-1073

Auteur
Simon Ogier (1549-16..)
Editeur
Jean Bogard (15..-1616)
Cote / N° Inv.
inv. 33361-6
Période
17e siècle
Date
1602
Type de document
Ex-libris
Imprimé ancien
Collection
Imprimés anciens
Imprimés anciens > Livres après 1500
Droits
domaine public

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