Livres des rois


Titre latin
Libros Regum
Librum Dabreiamin qui et Paralipomenon quod nos dicere possuus verba dierum

Volume de 181 feuillets de parchemin, inscrits à longues lignes sur 30 lignes d'une réglure à la mine de plomb. L'écriture est une textualis régulière possiblement d'une seule main.

CONTENU
Il s'agit d'une copie des quatre livres des rois et des deux livres des Chroniques suivant le texte Vulgate.
Le terme « Vulgate », du latin vulgata (répandu), est employé depuis le XVIe siècle, pour désigner, la constitution progressive, depuis l'époque carolingienne, d'une Bible latine à dominante hiéronymienne. La tradition associe en effet ce texte à l’entreprise de traduction de Jérôme de Stridon. Ce dernier travaille en plusieurs étapes mais, contrairement à ce que raconte la légende, il ne revient pas à l’original en hébreu pour la totalité des livres bibliques. Ainsi, il ne traduit pas le Siracide, la Sagesse, les Maccabées, Baruch ni l’épître de Jérémie. Et pour le Nouveau Testament, il ne touche ni aux Épitres pauliniennes, ni aux Actes des Apôtres, ni à l’Apocalypse.
Par ailleurs, on ne peut identifier strictement la Vulgate avec Jérôme car toutes les traductions de l’hébreu par ce dernier ne sont pas intégrées dans la Vulgate. C’est le cas notamment des Psaumes, qu’il a d’abord révisés d’après l'édition hexaplaire d'Origène d’Alexandrie [encart], puis qu’il traduit de l’hébreu, mais c’est sa révision de les Hexaples qui est intégrée à la Vulgate. Les autres textes bibliques, inclus dans la plupart des éditions de la Vulgate latine, sont en fait des révisions anciennes de la Vetus Latina, qui ne sont donc pas toujours de Jérôme.
Finalement, la distinction entre la Vulgate et la Vetus Latina est surtout employée pour différencier la traduction de Jérôme sur l'hébreu des autres traductions latines réalisées, pour la plupart, d’après le texte grec des Septantes.

DÉCOR
Chaque livre biblique s'ouvre sur une grande initiale émenchée à protofiligrane rouges et vertes, dont les panses sont ornées de palmettes.
Les lettres secondaires sont de simples lettres de couleurs, alternativement rouges, vertes, bleues et bises, les incipits et explicit sont également inscrits en couleurs, chaque mot dans une couleur différente suivant la même séquence.
Chaque livre est précédé d'une table des chapitres dont les initiales sont aussi de couleurs, et on note par endroit des lettres à la mine de plomb inscrites dans la marge qui ne sont pas des lettres d’attente mais des indications de couleur pour le rubricateur, en anglais : G pour Green, R pour red, A pour azur.

RELIURE
ais de bois couvertes de veau brun, décor de doubles et triples filets sur les plats, traces de boulons et de fermoirs, dos à 6 nerfs doubles filets à froid en pieds de nerfs, filets à froid sur les nerfs, titre à l’encre sur le second caissons de tête.

PROVENANCE
Inscrit au catalogue révolutionnaire de Clairmarais

BIOGRAPHIE
_BONDEELLE-SOUCHIER, Anne, Bibliothèques cisterciennes dans la France médiévale. Répertoire des abbayes d'hommes, Paris, 1991, P. 84.
_STAATS, Sarah, Le catalogue médiéval de l'abbaye cistercienne de Clairmarais et les manuscrits conservés. Avec le concours de Caroline Heid et Donatella Nebbiai, et une contribution de Patricia Stirnemann, Paris : CNRS éditions, 2016, p. 133-134

Auteur
Jérôme de Stridon, saint (345-420)
Cote / N° Inv.
Ms. 0019
Provenance
Abbaye de Notre-Dame (Clairmarais)
Cote ancienne
18 (Clairmarais)
Période
12e siècle
Date
1175
Date de fin
1199
Type de document
Manuscrit
Type de document
Manuscrit
Enluminure
Collection
Manuscrits
Manuscrits > Abbaye de Notre-Dame (Clairmarais)
Lieu de conservation
Bibliothèque de l’Agglomération du Pays de Saint-Omer
Droits
Numérisé par l’IRHT et financé par l’Équipex BIBLISSIMA - observatoire du patrimoine écrit du Moyen Âge et de la Renaissance

Permalien
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